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CHRONIQUES CINE/TV

Lundi 8 août 1 08 /08 /Août 11:36

 

 

A l'ère du remake/reboot de films, de la non 

originalité des différents blockbusters et de la 

nostalgie vue comme argument financier, on  

pouvait légitimement s'interroger sur cette 

opportunité filmique estivale qu'était Super 8... 

 

Affiche.png


Hérésie ou mission impossible ? Ce n'est peut 

être pas la meilleure question à se poser devant une 

telle oeuvre. Surtout avec un JJ Abrams adoubé 

par Spielberg durant le tournage, la post 

production et la promo du métrage en question... 

La clef du film tient dans le running gag verbal 

du jeune apprenti réalisateur Charles avec son 

"Plus value de production" (cad une amélioration 

notable et artificielle d'une production par les 

circonstances de tournage)... 

 

Bar.jpg


En effet, avec ce film marque de fabrique (et

fabrique de marque), la véritable problématique

serait la suivante : Super 8 est il d'avantage

un hommage aux Teen Movies des 80's ou à

un producteur décidément "incontournable" ?

 

Amour-et-cinema.jpg


Clairement, à mon sens, Super 8 porte sur le

renouveau et la magie cinématographique, du moins essaye

t-il de le faire... C'est hélas un Canada Dry melting pot

de tout ce qui est antérieur et important pour la cassure

générationnelle des 70's/80's : A l'époque, les FX étaient

imparfaits mais chaleureux, le cinéma d'entertainment se

modifiait pour le bonheur des cinéphiles, le nouvel

Hollywood apparaissait et la façon d'écrire l'horreur, la SF

et les teens movies n'avaient plus rien à voir avec

le passé. Soyons clairs, Super 8 ne possède pas l'entrain

des Goonies, la fraicheur des films de John Hugues, la tension

d'un Poltergeist et l'inventivité d'un Explorers...

 

Alors quid du fond et de la forme de cet essai ?

 

-----

 

L'HISTOIRE

 

A la fin des années 1970, un groupe d'adolescents tentent

de finir le tournage en super 8 d'un film de zombies, hommage

à celui de Romero. Alors qu'ils ont enfin trouvé la fille de

rêve pour incarner la seule femme du métrage, un accident

majeur transforme leurs vies et celles des habitants de la

petite ville de Lillian, Ohio : un train militaire déraille devant

leur caméra, et ce que les soldats voulaient garder secret

s'échappe et crée le chaos dans cette bourgade si calme...

 

Camera-sur-nous.jpg


LE PARTI PRIS

 

La chose qui s'est échappée du train est en fait un alien,

tenu au secret par l'armée et les scientifiques depuis les

années 1950. Mais cette histoire n'est au final qu'une anecdote

par rapport à la love story des deux personnages principaux :

Joe et Alice. Tout les oppose, ils apprennent ensuite à se

connaître et à dépasser leurs différences et l'avis de leurs pères

respectifs dans une situation de crise qui met à mal les habitudes

de la banlieue tranquille dans laquelle ils vivent. Bon, ça pourrait

être du Footloose ou du Dirty Dancing à 50 millions de dollars

que ça ne changerait pas grand chose...

 

film-dans-le-film.jpg


On ne voit que très peu l'alien, l'histoire des deux pères ennemis

prend aussi le pas sur le fantastique, et le déterminisme/hasard

devient incontournable ce qui limite l'impact des actions des

personnages : les familles sont liées par le deuil et l'amour,

les accidents en série arrangent bien les choses, on ne craint

rien pour les gamins depuis le début, les préparations de

séquences sont énormes, les rencontres tombent bien, le

coup du cimetière est heureux, idem pour tout ce qui a trait

au cube, à la corde utilisée, au passage du bus et de sa vitre

blindée si facilement destructible...

 

Rubik-cube.jpg


Le choix se porte donc sur une série B à gros moyen

dont la structure est courte, un peu à l'ancienne, et où

l'exposition et la résolution sont limitées. Mais quelle

exposition nom de Zeus !!!! Si le métrage avait été

régulièrement à la hauteur des 15 premières minutes,

les spectateurs auraient visionné un autre film...

 

super8-4.jpg

 

Le montage devient forcément prévisible et

l'enchainement des séquences évident, ce qui

tend à rendre le film très grand public, sans

véritable surprise. L'originalité du traitement

vient donc d'ailleurs : un magnifique travail

de l'image, de la profondeur de champ, de la

composition du cadre dont la teneur profonde

analyse plusieurs tropes/valeurs thématiques

comme le contact, la transgression et la notion

de proximité...

 

Transgression-effraction.jpg


QUELQUES REFERENCES UTILES

 

Le film en lui même est vendu presque

comme un film de monstre, alors qu'il possède

beaucoup d'ingrédients venant du film catastrophe :

le microcosme, la population ignorante, la

technologie/industrie qui échoue, les familles

dispersées, un couple en devenir, les chiens

sauvegardés comme valeur conservatrice...

 

Destruction-ville.jpg


Changement de poids : ici, pas de personnalités politiques

en place, pas de morts parmi l'échantillon social, la

conférence de presse est vite envoyée pour se focaliser

sur le spécialiste du coin en matière d'ondes courtes...

Nous avons certes un spécialiste de la biologie et

un responsable de la police comme dans Jaws,

mais la traque n'est pas le fond, ni la survie d'ailleurs.

 

Profondeur-de-champ.jpg


Voilà donc ce qui fait surtout fond commun avec Jaws :

le choc initial qui amène un monstre perturbateur

dont la vraie nature échappe aux autres. Un

monstre qui trouble des vacances insouciantes

et renvoit le père à ses responsabilités...

 

Jaws-Mayor.jpg


On a pas mal glosé sur le lien avec ET et les Goonies,

ce qui semble assez limité, voire imparfait. Certes, on retrouve

l'importance des vélos BMX de l'époque hehehe, mais ils

ont perdu de leurs valeurs libertaires. Entre ET et Super 8,

nous retrouvons cette même idée d'une banlieue de

l'Amérique profonde ancrée dans ses habitudes et ses

prénotions (les médias ne peuvent nous tromper, les Russes

sont forcément derrière tout ceci, l'industrie US ne peut chuter...).

Mais la mélancholie et la nostalgie ne semblent pas

avoir de prise sur le spectateur qui a connu les films

sur cette époque, tournés à cette époque...

 

ET.jpg


Ce sont des séquences qui renvoient à d'autres

plutôt qu'à l'esprit des productions des 80's :

  àl'instar des plans dans la chambre de Joe/Elliot,

sur cette banlieue traditionnelle, sur les repas

de famille plus ou moins désorganisés et sur

certains bâtiments qui pouraient cacher la "bête".

Sans compter les rayons de lumières, hérités tout

autant des sources ET que des flares de

Rencontres du 3eme type... les thématiques

de la confiance dans les adultes, l'armée,

les reconstitutions Low Tech des aliens...

 

close-encounters2.jpg

En ce qui concerne Rencontres du 3eme type,

les liens sont manifestes quant à l'utilisation

des maquettes, du contact, de la force des rêves,

des plans sur l'armée et de la transgression régulière

que représentent les personnages principaux

tels que Joe/Roy, ainsi que les cadrages sur les

personnages portant leurs regards sur les hauteurs...

 

close-encounters-of-the-third-kindmaquette train

 

On éliminera tout de suite les Goonies, réalisé par

Donner et produit par Spielberg car ici dans Super 8 rien

n'est vraiment aventureux/dangereux et rien n'est

vraiment comique. La constitution du groupe ici est

artificielle, les interactions gratuites (sauf celles entre

Charles et Joe), les personnages secondaires n'étant

que des faire valoir sans fonctions réelles. On retrouve

certes le travail sur la caverne, le passage chtonien

obligé sous la terre, la famille ressoudée et la culture

populaire citée et récitée... Mais rien à voir avec

l'initiation pure du passage à l'âge ado et autre,

et la tension dramatique liée au personnage de

Mickey Walsh, désireux par dessus tout de trouver

le trésor du Borgne et de sauver sa maison...

 

The-Goonies-caverne-et-sexe.jpg


Donc beaucoup de choses liées au nouvel Hollywood jusque

dans l'attaque de bus sur la dernière partie du métrage

(cf Jurassic Park) ou certains noms comme Millner

(cf American Graffti de George Lucas) et l'incontournable

merchandising de l'époque qu'on retrouvait dans chaque

chambre d'ado US des films voulant faire "branché".

On retrouve également dans Super 8 d'autres références

plus ou moins explicites, comme celles liés à George Romero,

Lost, la culture pop...

 

Je viens de parler de Lost, car Abrams fait de l'autocitation

à l'instar d'un John Carpenter à sa grande époque, comme

pour montrer que le film est aussi écrit par lui et produit

par Bad Robot : Les magasins empruntent les noms

de plusieurs personnages de Lost (James/Locke), le travail

de fond musical de Michael Giacchino balance entre silences

et effets narratifs, les noms liés à Abrams lui-même comme

la ville de Lillian, le nom de Kelvin qu'on voit partout dans

toutes ses productions, le son du monstre et son aspect

qui rappelle tant la fumée noire de Lost que le design qu'a

apporté Neville Page au monstre de Cloverfield

 bien évidemment.

 

Super8-rue.jpg

 

Pour les amateurs des productions Bad Robot, certains

invariants sont présents dans le travail d'écriture :

l'évolution du montage, la perte de la mère comme élément

fondateur, l'importance du souvenir et le nom de famille du

personnage principal qui ne peut être à terme qu'un meneur

(cf Sheppard dans Lost, Bishop dans Fringe, Joseph Lamb

ici dans Super 8)...

 

Policiers-infantilises.jpg


LES THEMATIQUES/TROPES

 

Abrams et son équipe sont des techniciens de l'écriture

qui sont remarquables dans leur façon de réutiliser des détails

historiques et les références socioculturelles pour créer un

rapport de connivence plus ou moins étroit avec le spectateur.

 

Dans Super 8, on retrouve l'héritage des films catastrophes

avec la série toujours bienvenue de la critique de l'industrie US,

de l'armée et des médias : ce qui tend à milker (faire monter)

le côté théorie complotiste qui joue sur la paranoia et les

spéculations : le carton du début avec la correction du panneau

de sécurité est une idée magnifique, qui fluidifie la narration

jusqu'à l'accident. On retrouvera ultérieurement ce jeu

avec l'industrie US comme avec le déraillement feroviaire,

les pannes, le vol des moteurs, la pénurie d'électricité, l'attaque

du poste d'essence, la traversée du cube qui impact le

poster de la navette etc... Tout concourt à critiquer

indirectement la course à l'industrie/énergie des USA

(jusque dans le passage audio mentionnant "l'incident"

de la centrale nucléaire de Three Mile Island en 1979)...

 

http://www.bfmbusiness.com/sites/default/files/imagecache/640x380/articles/Carter_leaving_Three_Mile_Island.JPG


Par ailleurs, le fond proxémique du film est également

remarquable : tous les personnages en réelle interaction

iront de la distance/rupture au contact/toucher pour mieux

annoncer le partage, la communion des esprits (et pas

uniquement celui de Joe et l'alien). Les personnages sont

tous séparés par le montage, les décors, les splits, la

profondeur de champs et se retrouvent au fur et à mesure

des contacts plus ressérés entre eux : quitte à, par la suite,

éliminer tous les personnages parasites (la foule, les voisins,

les autres membres du groupe etc). Même l'histoire

d'amour entre Joe et Alice est une histoire de contact filmique :

les champs contre-champs vont s'atténuer au fur et à mesure

du montage, alors que les contacts se feront de plus en plus

présents : bonbon, maquillage, regard, étreinte,

giffle, main tenue...

 

2-peres.jpg


La vie avec l'autre, l'étranger, l'alien, le

voisin, celui qui est différent est donc possible

tout comme l'était le message d'espoir avec

Rencontres du 3eme type...

 

Transgression et remise en cause de l'autorité

sont aussi des éléments récurrents du métrage d'Abrams :

les pères sont absents, perdus et distants (ou atteint carrément

du syndrome de Cassandre). Les militaires sont de dangereux

individus à qui il ne faut pas faire confiance, car ils sont secrets

et/ou incompétents. Les policiers se cachent aussi comme des

enfants, ne sont pas pris au sérieux et complotent dans leur

coin... Les habitants adultes sont des moutons, aucune personnalité

politique ne se dresse contre l'autoritarime des soldats.

 

Colonel-superieur.jpg

 

Tous les films de l'époque renvoient aux ados qui

transgressent les règles de la société pour surmonter

leurs propres difficultés et clasher dans leur environnement :

Dans Super 8, le gang vole, ses membres rentrent par

effraction dans différents endroits, mentent de façon éhontée...

Ici, dans la chambre de Joe, il y a des références classiques

au merchandising SF et jouet, mais aussi un étrange poster

de Crumb qui fut le pape de l'underground. Romero est

un modèle cinématographique pour Charles alors

qu'il fut l'antiréalisateur qui fit trembler l'Amérique avec

l'un des films les plus subversifs des Midnight Movies.

Référence complémentaire : la BO des Knack avec

"My Sharona" parlant de moteur, de contact, d'esprit

et de destinée en représentant tout de même une

singulière nouvelle vague du rock...

 

Intégration ou marginalisation des adolescents

dans une société confrontée à ses démons et

ses transformations, c'est un peu ça la quintessence

des 80's... Pourquoi ? La plupart des recherches

en sociologie sur les marginaux, déviants, solitaires

étaient appliqués aux médias de divertissement

et les oppositions communauté/société étaient

donc légion dans ceux-ci : Super 8 ne

déroge pas à cette règle avec la création d'un

groupe  de jeunes qui s'entraide et sont liés

par le contact et l'affection mutelle contre un

environnement anxiogène, déshumanisé, où

mécanisation, médias et industrialisation

l'emportent sur l'émotion et la communauté.

 

super8-movie-kids-600x254.jpg


BOUCLES / OPPOSITIONS / LEITMOTIVS

 

 Des repères réguliers parsèment le métrage d'Abrams

ce qui tend encore à prouver que l'écriture est plus

structurelle qu'émotionnellent vraie :

 

On commence par les deux pères liés par la mort de

la mère de Joe, par les menottes, leurs confusions,

leurs inutilités et la ligne finale faite devant la caméra.

 

super8-2.jpg

 

Le père de Joe est à part, car le montage le suit en

parallèle plus que celui d'Alice (looser alcoolisé sur

la voie d'une certain rédemption) : le deputy Lamb

est à un certain moment obligé de se déguiser, d'oeuvrer

contre ses principes et d'aider son supèrieur (alors que

son ennemi, le militaire, cause la perte de son suballterne).

 

Amour-et-cinema-2.jpg

 

Les élements naturels sont extrêment présents comme

dans tous les films catastrophe : le feu, le vent, la terre

et l'eau se suivent en parallèle à toute destruction

industrielle liée à l'inventivité de l'homme.

 

Le colonel Nelec, le bien nommé, arrive en ville en même

temps que le monstre. Les pannes d'électricité commencent

lorsque le mal est en ville, mais quel mal précisément ?

Nelec est le raccoucri de "Non Electrical", ce qui est tout

de même assez ironique et symbolique.

 

super-8-movie-photo-26.jpg

 

Les leitmotiv sont nombreux autour du bijou totem de Joe

(jusqu'à son abandon final qui clôt le drame et ouvre un futur

possible), du chateau d'eau, de la mise en abyme des objets

écrans, des surfaces réfléchissantes (chères à Spielberg)

plus ou moins morcellées.

 

Les oppositions continuent notamment entre Charles et Joe,

leurs visions d'Alice, leur leadership sur le groupe, leur physique,

la solitude de Joe et le manque d'intimité de Charles etc...

Malgré toutes ces dissemblances, Joe sacrifierait ses maquettes

pour le film de Charles. En fait, ce sont tous les autres qui

sont sacrifiés filmiquement pour finir le film très rapidement

sur le couple Joe/Alice et leurs paternels. Sacrifice et

renaissance/renouveau : c'est aussi l'objet du film dans le film,

celui des zombies réalisé par Charles... Ce qui est

intéressant, c'est que le générique entier sera consacré

à l'oeuvre finale de Charles qui était morcellée en

prises de vue en série cuttées dans le film Super 8.

L'un des coups de génie du film avec son introduction...

 

elle-zombie.jpg

 

C'est dans ces détails que Super 8 est bon :

Le vrai début du film commence par un au revoir sur

les quais d'une gare, toute une série de boites (comme

pour Alias et Lost) s'imbriquent les une dans les autres :

les cubes, les containers, les wagons, le coffre etc...

Alice va sous terre, dans le terrier du monstre, pour

enfin savoir la vérité sur l'alien : tout le monde y sera

sur la voie de la transformation et dans leur fuite les

adultes seront éliminés encore une fois filmiquement

(le chef de police, une 2eme fois, représentant l'autorité

conservatrice et la femme aux bigoudis représentant

quant à elle l'inconscient collectif)...

 

cube.jpg

 

INDUSTRIAL, LIGHT AND NO MAGIC

 

Voici donc en quelques lignes forcément réductrices

une certaine vision du film Super 8 de JJ Abrams :

pour moi, un long métrage où finalement l'émotion est trop

peu présente du fait du choix initial de montrer plus une

love story adolescente affrontant la vision des adultes.

Super 8 n'est pas un film de monstre, ni un

film d'aventures adolescentes et encore moins

un film de SF... Tout ceci porté par une écriture

technique, dévolue à une programmation de

succès annoncé pour une audience la plus

large possible...

 

Oui, il y a un peu de ET, de Goonies,

de Rencontres du 3eme type dans Super 8,

mais tout ceci est réducteur et fait partie de

d'une promotion du film ou du suivisme

des articles l'ayant critiqué/commenté

beaucoup trop succintement...

 

ET3.jpg

 

Si votre désir est de revivre l'émotion première

d'un visionnage naif des aventures VHS de la fin

des années 70, début des années 80, vous ne pourrez

être que déçus, forcément. On ne peut être et avoir été...

 

Si votre désir est de voir de vrais films d'époque

avec des enjeux, du rythme, de la fantaisie, de l'humour,

du fun et des liens vértables entre les personnages :

 

Les Goonies


the-goonies-pyrotechnie.jpg

 

Stand By me

standbymeretour.jpg

Explorers

Explorers2.jpg


Si votre désir est de voir des choses

qui participent de ces éléments en faisant

référence aux films d'horreur/SF avec une

vraie mise en abime :

 

Small Soldiers

small-soldiers.jpg


Panique à Florida Beach

panicsurfloridabeach1.jpg

------

 

RETROSPECTION ?

 

Super 8 c'est quoi ?

 

poster-large.jpeg


Un passage de témoin dans un bac à sable filmique

entre un Abrams (fer de lance de la nouvelle génération

de scénaristes/réalisateurs devenus producteurs grâce

à la notoriété qu'ils ont acquis depuis les 10 dernières années

en démarrant à la TV) et un Spielberg qui en a un peu fini

avec ces "conneries d'un autre âge", et qu'il avait déjà un

peu léguées non officiellement à M Night Shyamalan ?

 

Un melting pot spielbergien, cross produit

entre Amblin et Bad Robot, et doté d'une

faible valeur scénaristique ajoutée ?

 

Une histoire d'enfants qui jouent aux zombies

dans un monde très artificiel, et où des adultes incompétents

traquent un monstre qui n'en est pas un ?

 

Un film remarquablement technique sur la nostalgie du

premier amour et critiquant la parentalité en doute ?

 

ou...

 

Un film de geeks (sur le retour) portant sur 5 ados en pleine

puberté (les 5 doigts d'une main), se paluchant gaiement en

fantasmant sur les promesses d'une jeune actrice en devenir,

autour d'éléments graphiques phaliques omniprésents...

 

------

 

Et vous, comment avez-vous vu Super 8 ?

 

 

 

Par Dobbs - Publié dans : CHRONIQUES CINE/TV
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Mercredi 9 mars 3 09 /03 /Mars 18:17

 

A droite et à gauche, les critiques semblaient assez élogieuses

sur le sujet du nouveau métrage des Coen. Remarquablement

déçu par Burn after Reading, je ne pouvais passer à côté

d'une petite analyse personnelle de leur version de True Grit...

 

True-Grit--Movie-Poster.jpg
 

DU PAREIL AU... MÊME ?

 

True Grit est l'adaptation cinématographique d'un roman

remarquable de Charles Portis qui suivait les traces d'un

Mark Twain "modernisé" à coup de tranches de vies liées

à une singulière protagoniste : une jeune adolescente

en quête du meurtrier de son père dans un pays en

pleine transformation.

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/thumb/2/2b/True_Grit.jpg/220px-True_Grit.jpg

Le roman de cet ermite en rupture avec le système avait

déjà été adapté en 1969 par Henry Hathaway, l'un des

plus grands techniciens du cinéma à Hollywood (et

spécialiste du western) avec l'aide d'un très grand de

la photographie : Lucien Ballard.

 

http://4.bp.blogspot.com/-3TR39XjPm7I/TWokYZRe9hI/AAAAAAAACl8/Qv9KdRV6WyU/s1600/true-grit-1969.jpg

 

Cette adaptation prenait clairement

des libertés avec le matériel d'origine,

avec une surenchère d'émotions tant musicales

que d'acting (John Wayne, jouant le Sheriff

Cogburn de l'époque, avait reçu un Oscar plus

pour sa carrière que pour son jeu "habituel").

 

-----

 

Les frères Coen réalisent quant à eux une

adaptation plus fidèle à la focalisation

du livre initial, en jurant devant Dieu de

ne pas avoir copié Hathaway et en ne se

souvenant que très brumeusement du montage

d'un film qu'ils n'auraient pas vu depuis

très longtemps... Il est clair après

visionnage qu'un doute peut (et doit) subsiter.

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/95/5/true-grit-8-10380955ycfcb_1798.jpg

 

UN OUEST TERNE ?

 

Soyons clair, True Grit 2010 n'est pas un très bon

western, ni non plus un très bon film : il est

 loin de cette réhabilitation cinématographique

tant annoncée du western US. Il n'y a aucune

sublimation des codes et il ne restera pas

dans les annales comme "chef-d'oeuvre".

 

Vous aurez droit à une fin expéditive comme Burn

after Reading et comme la plupart des morts du

film. Vous n'aurez pas la proximité d'un Miller's

Crossing ou l'intimité d'un Barber, pas l'introspection

d'un Barton Fink ni l'hystérie d'un Raising Arizona,

et pas l'ironie d'un Ladykillers...

 

--------

 

Attention, ce n'est pas un mauvais film, loin de là,

car il amène une vision différente de la version de 1969

avec sa qualité photographique, ses mouvements

de caméra et son casting. Attention toutefois à

regarder la version US et pas la version française

d'une banalité affligeante...

 

Un film sobre et académique avec beaucoup de redites

de plans d'Hathaway, qui donne toutefois la place de choix

à son héroine jouée magnifiquement par une gamine

de 13-14 ans (alors que l'actrice de la version de 1969

en avait plus de 20). Je reviens une fois de plus

à cette particularité remarquable du film des Coen :

tout est basé sur la vision de Mattie, avec sa voix off,

la boucle du montage, le positionnement de la caméra

à sa taille, ses regards caméra, ses vues subjectives

et sa domination tout le long du métrage.

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ6_9Ywv6cAhco-3MAsPvOpJacnfOSmh9xVeZwR0MHLKsq7eUvVMA&t=1

 

Vue-sub-2010.jpg

 

Parti pris remarquable mais aussi destabilisant...

En effet, nous n'éprouverons aucune crainte pour elle

durant toutes ses épreuves : elle les domine toutes

sans difficulté. Sa vengeance aurait pu être

profondément humaine avec des émotions vraies,

alors qu'au final sa gestion des évènements et

des êtres la rend froide et mécanique. Les

ellipses du montage n'arrangent rien et la rend

distante de nous. Alors que dans la version de

1969 les émotions affleurent régulièrement.

 

Emotion-Mattie-1969.jpg


ici Mattie est déjà transformée et intouchable...

 

D'entrée de jeu, chez le croque-mort le ton est donné

avec sa phrase lapidaire "l'esprit n'y est plus".

 

L-esprit-n-y-est-plus-2010.jpg

 

LA VENGEANCE AUX 2 VISAGES :

 

Comme je l'ai précisé beaucoup de plans

semblent en redite par rapport à la version de 1969

(y compris le faux raccord après la rivière), ce qui semble

contredire les effets d'annonces des Coen à ce sujet.

En poussant l'analyse, on s'aperçoit en plus

que la plupart des plans de Hathaway sont ici

radicalement inversés...

 

gun-riviere-1969.jpg

 

Les jours semblent parfois en couleurs

désaturées, les nuits sont magnifiquement

filmées, les angles de caméras varient souvent

jusqu'à la plongée totale qu'effectionnent

souvent les frangins cinéastes. Le film

devient académique et sans aucun décalage ou

sans politiquement incorrect : le film de 2010

devient parfois plus sobre que celui de 1969

(notamment au niveau de la musique qui

était parfois limite pour celui d'Hathaway :

trop d'emphase, ou soulignant trop les

effets de jeu des acteurs).

 

Normalite-table-1969.jpg

 

True Git ?

Un film de vengeance où l'émotion même de

la vengeance est niée dés le début : rien de

revanchard, rien d'obssessionnel, juste un sous-texte

très intéressant sur la notion d'économie.

 

UNE ECONOMIE DE MOYEN(S)

 

Peu d'effets spéciaux, peu de maquillage, des matte

discrets pour s'effacer devant le jeu des acteurs et le

montage très sobre et elliptique.

 

Une dédramatisation où le trauma n'existe

presque jamais, malgré les épreuves vécues.

Où les spectateurs ne peuvent avoir peur

pour les protagonistes principaux, où les

annonces et les gros plans préviennent de toutes

les surprises à venir (duel à cheval, puit, LeBoeuf)...

 

http://www.absolutefiction.com/wp-content/uploads/2011/02/true.grit_..21.jpg

 

La froideur et l'intelligence des propos sont remarquables,

car quidés par la notion même d'économie : il ne se passe

pas 5 minutes sans que les termes marchandage, contrat,

propriété, prix, profit, échange ne soient prononcés,

maitrisés, relancés. La vengeance qui est la norme

dans le western et dans le film de 1969 en prend

un coup (grace encore une fois au jeu de Haliee Steinfeld).

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/95/3/true-grit-de-joel-et-ethan-coen-10380953fmcrb.jpg?v=1

 

COEN OR NOT COEN ?

 

O'Brother m'avait scotché à tout point de vue, j'attendais

autant de True Grit d'où ma déception. Au delà de cela,

le contenu de ce western reste très intéressant (même

si pour moi le meilleur western des Coen reste... Fargo).

 

Les réalisateurs nous proposent ici peut être

le dernier western crépusculaire à défaut d'un

très bon western (Open Range et Impitoyable sont

tellement loin devant) : la mort y est omniprésente

sans que le message soit trop initiatique/hermétique

comme avec le Dead Man de Jim Jarmush. Les

protagonistes meurent sans se revoir, les

légendes disparaissent sans même un combat

final transcendant, tout est spectral....

 

La mort semble omniprésente et symbolique

dans un monde où la sexualité/famille est occultée/

détruite (la femme n'est qu'un partenaire contractuel, il

n'y a aucune promiscuité génante, les familles sont

anéanties, les enfants battus, les hommes manipulés

et infantilisés etc...).

 

http://s.excessif.com/mmdia/i/95/2/true-grit-5-10380952bpxro_1798.jpg

 

UN WESTERN SYMBOLIQUE

 

Les adultes dans True Grit sont systématiquement

infantilisés : le croquemort ne fait que répéter les

choses, les protagonistes ont un vocabulaire limité

ou ne sont pas compris, la parentalité est dénigrée,

le grotesque est amplifié, le ranger et le marshall

sont souvent assis ou couchés, les anecdotes et les

jeux fusent tout le temps.

 

L'aspect surnaturel est visiblement absent,

mais une touche discrète se fait toutefois sentir :

Mattie traverse la vie sans laisser de trace, son

cheval Blackie ne la sent pas tellement elle est légère,

elle est froide sans émotion perceptible. L'homme

médecine en peau d'ours passe comme un spectre.

 

Homme-ours-2010.jpg

 

LeBoeuf n'est plus du tout traité comme en 1969 :

toutes ses interventions sont modifiées, il apparaît

et disparait par le montage régulièrement jusqu'à

la fin (très différente du film d'Hathaway).

 

Leboeuf-2010.jpg

 

L'initiation de Mattie reste perceptible par l'eau

jusqu'à l'assèchement complet de l'élément :

Elle traverse par elle même le fleuve, rencontre

la mort dans la rivière et finit dans un puit asséché.

Le montage se fait en boucle par le train avec l'arrivée

de la jeune Mattie à Fort Smith et son voyage retour

lorsque le temps a passé et qu'elle a vieilli : elle a

perdu son innocence en travaillant comme gestionnaire

pour ses parents illettrés et en pourchassant Cheney, et

a perdu le reste de sa vie de femme à cause

de sa froideur et de sa distance aux autres. La

perte du temps et des repères est démontrée

par l'épanadiplose...

 

http://www.youknow-forkids.com/news/wp-content/uploads/2010/11/truewest101129_250.jpg

 

La transformation est symbolique chez les Coen :

Mattie change d'habits, subit les épreuves de l'eau et des

ténèbres (l'aspect nocturne est plus travaillé dans la version

2010), du fer et du venin, perd un bras et disparait dans le 

lointain au dessus des tombes (même si Hathaway

enfonce le clou en mettant Cheney dans la grotte

avec elle ce qui est encore plus fort). Elle finit son

cheminement portée par le vieil homme borgne

qui est transformé lui-même en cheval humain

après le décès de Blackie (dont ici tout le

monde se fout royalement alors qu'il est

signe de renouveau absolu).

 

http://andersonpost.org/papermind/wp-content/uploads/2011/01/TrueGrit1.jpeg

 

Je ne parlerai même pas des leitmotivs "coeniens"

concernant la bible citée tout le temps : citation

intra et extra diégétique, présence des pommes,

de la bible, du serpent, du seau à la dérive

dans la rivière etc...

 

Pommes-vallee-de-la-mort-2010.jpg

 

Bref...


Le film doit être vu, surtout pour le jeu des

acteurs principaux et secondaires (Josh Brolin

et Barry Pepper, énorme), le travail de rendus

des couleurs en prises de vues nocturnes, le côté

Mark Twain à ellipses destructurées et les angles de vues.


Sans oublier les séquences d'anthologie comme

la scène de marchandage, celle de la cabane et le

gunfight final. Même les scènes autour du maïs,

aliment récurrent (tirs, cabane) montre comment

les choses discrètes sont judicieusement placées

(à l'instar des cordes qui séparent les

individus dans les plans etc).

 

Ned-2010.jpg

 

Mes séquences préférées ?

 

L'introduction en travelling lent en pleine nuit sur

le corps du père et la scène autour du lieu d'aisance :

 

Chiottes-2010.jpg

 

La scène des pendus qui différe énormément

de la version 1969 : ici, chaque pendu renvoit à

un discours représentant les 3 protagonistes.

Le premier parle beaucoup et est raillé par le public

comme Mattie, le 2eme se fout d'avoir tué un innocent

comme Cogburn, le 3eme est un étranger qui

n'a pas droit à la parole et qui est l'élément cible

de dérision/moquerie comme LeBoeuf...

 

Pendus-2010.jpg

 

Une scène qui prépare déjà la mort

symbolique de tous ceux qui sont présents :

Leboeuf ne sera pas retrouvé, Mattie arrivera

3 jours (encore 3) trop tard après le

décès de Cogburn et assistera à la pathétique

représentation des dernières vieilles

légendes de l'ouest : James & Younger.

 

Pour ma part, j'aimais aussi l'ironie

de la version 1969 même si le film des

Coen est meilleur, bien meiileur.

 

Hanging-1969.jpg

 

Alors True Grit ?

 

Juste un film plaisant,

un film pour ceux qui ont oublié

leur ombre de Peter Pan derrière eux

et s'en foutent royalement...

 

--------

 

Petit détail complémentaire :

 

http://www.truegrit.fr/novel/images/comic-cover.jpg


Il existe une BD on line, préquelle

du film disponible  ICI.

 

------

 

Bonne lecture

Bon film à vous :)


 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


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Lundi 8 mars 1 08 /03 /Mars 07:56

Le palmares 2010 :

http://www.lemediateaseur.fr/wp-content/uploads/2010/01/oscars-2010-a-dolor.jpg

--------------

Ouverture avec Neil Patrick Harris
(et plus tard du co-host entre
Steve Martin et Alec Baldwin)...



Meilleur film : The Hurt Locker, de Kathryn Bigelow.

 

 


Meilleur réalisateur : Kathryn Bigelow pour The Hurt Locker

 

Meilleur scénario : The Hurt Locker


Meilleur acteur : Jeff Bridges, pour Crazy Heart

 

 


Meilleure actrice : Sandra Bullock, pour The Blind Side

 

 



Meilleur film étranger : Le Secret de ses Yeux


Meilleur second rôle masculin :

Christoph Waltz, pour Inglourious Basterds


Meilleur second rôle féminin : Mo’nique, pour Precious.


Meilleur film d’animation : Up !, de Peter Docter


Meilleur montage : The Hurt Locker


Meilleur documentaire : The Cove


Meilleur effets spéciaux : Avatar


Meilleur musique : Up !


Meilleur chanson originale : « The Weary Kind », Crazy Heart


Meilleur photographie : Avatar


Meilleur mixage son : The Hurt Locker


Meilleur son : The Hurt Locker


Meilleur costume : The Young Victoria


Meilleur direction artistique: Avatar


Meilleur adaptation : Precious


Meilleur maquillage : Star Trek


Avec du Ben Stiller pour présenter cet Oscar...



Meilleur court métrage : The New Tenants


Meilleur court documentaire : Music by Prudence


Meilleur court animation : Logorama


La video de Logorama justement...



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Dimanche 7 mars 7 07 /03 /Mars 01:31

« RENCONTRES DU COURT »
FESTIVAL DE COURTS
SALLE RABELAIS, CINEMA DIAGONAL
------
26, 27, 28 mars 2010 à Montpellier

http://www.rencontresducourt.fr/V3.com/public_html/upload/images/Image/Green%20Rohmer%20Clergue%20ASL%20Jury/affiche-2010.jpg
Le Festival « Rencontres du Court » ouvre sa 2ème édition,
avec un hommage à Eric Rohmer et une rétrospective Eugène Green.

-----------

HOMMAGE Á ERIC ROHMER
Vendredi 26 mars à la salle Rabelais : Soirée d’ouverture
à partir de 20h Projection du Rayon vert (1986, 98')
d'Eric Rohmer, précédé du Canapé rouge (2001, 24')
de Marie Rivière et Eric Rohmer
En présence de : Marie Rivière, André S. Labarthe,
Jean-Claude Dreyfus, Eugène Green

Longs-métrages
Le rayon vert, Eric Rohmer, 1986, 90 min
L’Anglaise et le Duc, Eric Rohmer, 2001, 120’

Courts-métrages
Le canapé rouge, Marie Rivière & Eric Rohmer, 2005, 20’
La carrière de Surzanne, Eric Rohmer, 1963, 52’
La boulangère de Monceau, Eric Rohmer, 1963, 26’
Véronique et son cancre, Eric Rohmer, 1958, 20’
Charlotte et son steack, Eric Rohmer, 1951, 10’

-----------

RETROSPECTIVE EUGENE GREEN

Longs-métrages
La religieuse portugaise, Eugène Green, 2009, 127’
Le monde vivant, Eugène Green, 2003, 75’

Courts-métrages
Correspondances, Eugène Green, 2007, 20’
Les signes, Eugène Green, 2005, 20’
Le nom du feu, Eugène Green, 2001, 20’

LA LEÇON DE CINEMA sera donnée par Eugène Green,
le samedi 27 mars au Centre Rabelais à partir de 20 h.

-----------

LA SELECTION OFFICIELLE
La sélection officielle se compose de douze films en compétition
et de six films en panorama, sélectionnés parmi plus de 300 films.
Président du Jury : Le comédien Jean-Claude Dreyfus

-----------

HOMMAGE Á MARTIN SCORSESE
Dans le cadre du 65ème anniversaire du jumelage
de Montpellier avec Louisville (Kentucky, USA),
c'est Martin Scorsese qui sera à l'honneur.
The big shave, Martin Scorsese, 5‘, 1967
Italianamerican, Martin Scorsese, 20‘, 1974
American boy, Martin Scorsese, 54‘, 1978

-----------

CONTACT Site web :
www.rencontresducourt.fr


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Vendredi 5 mars 5 05 /03 /Mars 20:02

A l'ère du méga-hype des super héros
(qui tend à durer depuis 5-6 ans et
qui va durer encore quelques temps
grace à Marvel/Disney), il serait de
bon ton de revenir sur les productions
qui ont joué avec les codes du genre,
pour en proposer des versions parodiques...

http://www.cinemovies.fr/images/data/affiches/Gaff6457968001401.jpg
Nous ne parlerons point des dessins
animés qui ont accaparé cette thématique
assez tôt, dans la mesure où la culture
populaire se propage mieux sur ce médium
(cf les Simpsons, South Park ou la
prochaine adaptation de Captain Biceps
de l'infernal duo Tebo/Zep...). Mais plutôt
du champ cinématographique...

---------------------

Gloire à Troma qui a beaucoup oeuvré
pour ses premières productions dans des
narrations déjà cultes (pour certains)
comme le désormais célèbre Toxic Avenger :


Un grand merci évidemment à Kinka Usher
qui a su adapter avec talent le méga comics
Mystery Men de Bob Burden avec des splendides
acteurs qui ne se sont pas pris au sérieux
une seule minute :


Bon, Peter Berg aura dirigé un Hancock regardable
avec quelques scènes mémorables tout de même
(le script a pas mal d'années et de drafts derrière lui) :


Sky High a été une plus belle surprise, puisque je
ne m'attendais point à un Disney aussi bien fait avec
du grand Kurt Russel inside (The Commander) et
du toujours frais Bruce Campbell :



Nous attendrons donc Defendor avec plaisir lorsqu'il
sortira, ne serait ce que pour revoir du Woody Harrelson
cabotinant dans un film canadien du "jeune" réalisateur
Peter Stebbings :


Et lorsque l'on parle des Canadiens, on aime toujours
autant celui qui les chambre le plus dans ses créations
cad Trey Parker. Son Captain Orgasmo combat le crime
avec panache et sex appeal :


La méga perle du bon goût reviendra inexorablement
à notre Super Héros Movie de Craig Mazin, qui surfe
sur cette vague cinématographique autant que sur celle
du film catastrophe/Disaster Movie :


----------

La télévision nous a amené du bon et du moins bon,
mais l'essentiel c'est aussi que ce type de programme
existe, même si les super héros ne sont pas au coeur
de la narration comme avec les Invincibles
ou qu'ils sont vus de manière remarquablement
vieillotte comme avec Ralph Super Héros
de Steven J Cannell dans les années 1980 :


Du malheureusement trop court avec un nombre
d'épisodes très peu élevé pour The Thick, série TV adaptée
(par la Fox) de l'oeuvre de Ben Edlund, chez l'éditeur
New England Comics dans les années 1980 :


Du bon et du moins moins avec les deux séries que
sont Flanders Company chez No Life et puis bien
sûr Hero Corp sur M6 avec de très belles illustrations
d'Olivier Peru (qui avait travaillé sur la couverture
du one-shot Ted Bundy aussi, si si) :



Le ponpon revenant certainement au programme novateur
de la chaine anglaise ITV2 qui s'appelait No Heroics
(nominé aux British Comedy Awards en 2008). Du caustique,
du satirique, du référentiel aux comics US et british et pas
mal de blagues en dessous de la ceinture (ce qui n'a
pas plu à tout le monde évidemment) :



----------------

Quitte à bouffer du super héros...

Autant que ce soit drôle, pas vrai ?








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Mardi 23 février 2 23 /02 /Fév 10:09

Hé oui ma bonne dame...

Le toujours vert Tinto Brass a
décidé de réaliser une version
singulière d'un Caligula post 2010...
En effet, il a donc l'intention de
balancer un gros pavé dans la mare
avec un Caligula next génération en 3D !!!

http://media.zoomcinema.fr/photos/news/2326/tinto-brass.jpg
Cet ancien assistant de Rossellini et de Fellini
a rapidement versé dans le film controversé grace
à l'appui du propriétaire de Penthouse de l'époque.
Il réalise en 1979 une adaptation de Caligula
qui marquera les esprits (même si les scènes
rajoutées n'étaient pas le fait du metteur en scène)...

http://koalbiter.files.wordpress.com/2008/08/caligula_ver1.jpg
Obssédé par les fesses, la critique sociale
et l'attrait du politiquement incorrect, voici
donc le retour de notre réalisateur transalpin
avec son projet de filmer un érotique en
technique relief 3D.

---------

Un remake de Caligula ?
Une version plus ou moins hardcore techniquement
avancée qui permettrait de définitvement le poser en
tant que père de l'oeuvre (la version finale
de Caligula a séparé le prod et le réal) ?

http://www.cinemaretro.com/uploads/caligula_thumb3.jpg
On va suivre ça avec attention
hehehe


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Lundi 22 février 1 22 /02 /Fév 10:23

Dommage...

La version animée modernisée de
la Bataille des Planètes n'aura pas
lieu dans la mesure où le studio
de développement Imagi n'a pas
survécu aux pertes financières dûes
aux adaptations d'Astroboy ou bien
encore des Tortues Ninjas...

http://arconcitadel.com/wp-content/uploads/Gatchaman-Imagi.jpg
Gatchaman était un projet
sacrément ambitieux et visuellement
aguichant qui se retrouve en état
de sommeil avancé désormais.

------------

Au moins on aura eu un
mini teaser pas vrai ?


Nostalgie, nostalgie
quand tu nous tiens...

http://flyinarno.files.wordpress.com/2009/08/gatchaman.jpg?w=497&h=603


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Mercredi 17 février 3 17 /02 /Fév 22:47


En tant que creator owned, la série limitée
Kick-Ass a été un gros pavé dans la mare,
dés sa sortie, et ce pour des raisons d'écriture
et de violences très explicites...

http://www.comicbox.com/wp-content/uploads/2008/03/kickass02.jpg
Mark Millar, le scénariste, adepte d'Alan Moore
a travaillé sur des séries novatrices pour 2000 AD,
mais aussi DC comics et Marvel : on lui doit déjà
des collaborations avec d'autres comme Grant
Morisson, des variations très fun à la Red Son,
certains gros reboots des Ultimates et puis
bien sûr de très gros crossovers style Civil War.

http://www.bedetheque.com/Couvertures/Superman_11112005.jpg
Engagé dans un principe de violence cathartique
peu politiquement correcte, Millar a proposé aussi
deux séries atypiques qui ont fait l'objet d'adaptation
cinématographiques : Wanted et Kick-Ass...

http://photos.froggytest.com/d/35930-2/Wanted.jpg
Pour accompagner Millar (déjà nommé et
primé aux Eisner et Eagle Awards) dans
cette aventure, c'est au dessinateur John
Romita Jr que les choses ont pu échoir chez Icon
(label de Marvel). Romita Jr, c'est une pierre angulaire
de l'histoire du comics de superhéros US.

On lui doit de très grosses innovations narratives
et graphiques des 30 dernières annèes (et des
collaborations magiques, comme avec
Claremont, Miller, Gaiman, Straczynsky...).

http://forbiddenplanet.co.uk/blog/wp-content/uploads/2008/04/KA%202.JPG
---------
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/en/6/63/KickAss2.jpg
Question actualité, une adaptation filmique
vient d'être faite sur la série Kick-Ass par le
réalisateur Matthiew Vaughn, un proche de Guy
Ritchie qui a pondu un très fun Layer Cake, et qui
aurait dû tourner X-men 3. Et qui devrait tourner
le prochain Thor...

-------

  Le teaser sur le personnage de Hit Girl :


La dernière bande annonce :


Espérons que le film soit à la hauteur du côté trash
de la série, et que les ligues parentales ne soient
pas trop insistantes sur des coupes franches. Peine
perdue je pense : les versions ciné vont être
méga-cutées sans grosse surprise.

----------

A noter dans le film la présentce de l'excellent
Mark Strong, acteur anglais de TV et de cinéma
qui rappelle un certain Andy Garcia, mais en
plus charismatique...






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Samedi 23 janvier 6 23 /01 /Jan 21:48
Derrière ce titre alambiqué, je propose une petite
analyse de nature transtextuelle de ce que certains
appellent déjà le chef d'oeuvre de James Cameron...

http://www.drafthouse.com/parknorth/admin/Images/avatar-movie-poster.jpg
Encore faut il déjà définir le terme de
"chef d'oeuvre" bien
évidemment : se place t-on
d'un strict point de vue critique
cinématographique ?
Verse t-on dans l'approche purement
technique ? Ou se
focalise t-on sur la capacité d'une création
à générer une
telle empathie avec son public que ce dernier
aie du
regret à quitter cet Eden pandorien ?


--------

Pour beaucoup, le film Avatar n'est que de
l'éco-guérilla à la Miyazaki, soupoudrée de
métapore irakienne où un impérialisme fort s'attaque
aux ressources terrestres d'une planète sans considérer
toutes les conséquences d'un tel geste puisse avoir pour
la biodiversité d'un endroit autant fantasmé.

Mais dès que le succès est arrivé, dès que
les salles furent bondées et l'amortissement
du film vérouillé, il a été de bon ton de cracher sur
le métrage qui n'avait pas une once de créativité, de
scénario ou de jeu d'acteur... Oui, c'est un film de
James Cameron, un réalisateur technique qui a toujours
su réutiliser de bonnes veilles recettes éprouvées afin
de mener à destination ses équipes : donc il vous
emmerde bien profond, messieurs les "censeurs"...


Cameron.jpg
Avatar est une "écographie" qui distille des leçons
de morale écolo, quelques fois de façon très dynamique
et brutale, et à d'autres moment de manière plus naive,
plus enfantine
: le film navigue donc entre la fable et
le conte, sous l'apparence d'un film testostéroné
et référentiel.

Et tout le monde de surenchérir tout aussi naivement
en démontant la structure du film : séance collective de
beuglage en masse, se focalisant sur les rapprochements
à faire autour des films de Pocahontas et de Danse avec
les loups
... Oui, Jake Sully est un simili Dunbar, ou
bien encore un pseudo John Smith, mais de grâce,
allez un peu plus loin que celà...

--------

Avatar est surtout un "échosystème", un film concept
qui dope une technique filmique déjà ancienne (le rendu
du relief par principe stéréoscopique) avec des éléments
ultra référentiels, voire autoréférentiels : des thématiques
abordées aux personnages stéréotypés radicaux, de la
musique à la photographie, des plans aux designs.
Tout fait sens dans la galaxie cameronienne...

Oui certaines choses sont bizarres, comme les
rapprochements à faire avec Aquablue ou des
travaux bédéesques plus anciens comme ceux
de Mezières (déjà bien pompés avec StarWars) :


9782756004600FS.gif
Mezieres.jpg
Le reste appartient à un univers riche, parfois confus,
mais toujours fluide, justifié, qui donne l'occasion au
spectateur d'être en immersion totale (malgré la
pauvreté de certains dialogues) / avec pour les adeptes
des lectures transversales de belles opportunités de
jubiler devant un tel spectacle. Car il s'agit bien
ici d'entertainment où les gens applaudissent et
attendent la fin du générique, même dans ces lieux
inhumains que sont les multiplexes...

-------

Avatar c'est quoi en réalité ?

Une histoire de fidélité de Cameron à ses idées
et à ses coéquipiers, à l'instar d'un Vincent Pace
(spécialiste de l'éclairage, de la photo et de la
construction de caméras révolutionnaires 3D), d'un
James Horner (qui recycle avec intelligence de
très nombreux leitmotivs musicaux dans le
score du film comme les fameuses 4 notes et
un ton à la Glory), d'une Sigourney Weaver (que
les critiques US attaquent parce qu'elle y fume
trop, sic...) et bien d 'autres...

Une histoire qui appartient au genre de la SF,
genre chéri par le réalisateur au delà de tout :
Oui, ici il y a du Poul Anderson et un peu
de son "Call me Joe"...


callmejoe.jpg
On peut également y trouver tout autant du
Frank Herbert, que du Isaac Asimov ou bien encore
du Sherri Tepper avec leurs respectifs "Dune",
"Fondation" ou encore "Grass"...
 
Une histoire de mariage arrangé avec tous les
ténors des Fx de la planète qui s'amusent dans
le même bac à sable : Weta et ILM en tête...

Avatar c'est en fait la synchronisation rêvée
technique permettant de faire un métafilm de SF,
cad un film de SF sur la SF : une métacréation
du genre qui renverrait à un modèle cohérent
de l'état actuel des données littéraires, filmiques,
graphiques en un seul point de focalisation.

Pas étonnant que le clin d'oeil à l'unobtainium,
minerai idéal de la culture SciFi, se fasse ici
aussi limpidement :

Unobtainium.jpg
-------

Ici, Humains et Na'vi ne sont que des abstractions,
des modèles archétypaux-hypothétiques de notre
future possible, dans nos aspirations, nos projections
et nos fantasmes (que l'on parle d'un point de vue
biologique, technologique ou cognitif).

Tout ceci est un énorme jouet narratif dans les mains
d'un réalisateur paradoxalement visionnaire et conservateur,
au même titre qu'un Spielberg d'ailleurs...

Un jouet aux tons psychédéliques dignes des
plus gros délires visuels des albums de Yes, désignés
par un certain Roger Dean, un des grands illustrateurs
anglais qui a oeuvré de façon stylisée pour le rock
et la SF (littérature, jeux vidéos des années 1980...).

300px-Freyja-27s_Castle.jpg
dean02.jpg
dean-combat.jpg

dean-islands.jpg

dean_icarus3.jpg
woyaya_roger-dean.jpg
Un film qui joue sur les plates-bandes d'autres
narrations plus ou moins naives, mais qui
sont intéressantes au 2eme niveau de
lecture comme la Foret d'Emeraude ou
The last Rainforest :

contact-avatar.jpg
Emerald-Forest2.jpg
ferngully.jpg

Cameron depuis ses débuts derrière la caméra avec
Roger Corman, il aime la SF avec des gens en bleu :

battlebeyond2 io9.flv-copie-1
Cameron, il déteste les corporates qui s'avèrent
tous être des profiteurs, des lâches prêts à tous
les sacrifices pour le plus gros profit :

Carter-Burke-aliens.jpg
Avatar-corporation.jpg
Il adore les gros véhicules bien massifs,
que ces derniers soient militaires
ou industriels :

Camion-avatar.jpg
Char-Aliens.jpg
Il jubile lorsque les corps sont alignés, bloqués
dans des tubes ou des boites, ou sur le point
d'être recyclés/formatés/programmés :

eprouvette-avatar.jpg
caisson-T2.jpg
Manticore-Dark-Angel.jpg
Avatar-Jake.jpg
Il adore que des scientifiques, ou des techniciens,
observent des cadrans avec un air intense :

ensemble-ghost-of-the-abyss.jpg
Ensemble-labo-Avatar-2.jpg
Ensemble-labo-Avatar.jpg

Il se pâme devant des gros véhicules
(hum je l'ai pas déjà dit ça ?) qui se
ressemblent singulièrement et se font écho
les uns les autres :

Debarquement-marine-avatar.jpg
heli-avatar.jpg
Vaisseau-de-commande.jpg
Dropship-aliens.jpg
Il a toujours aimé les bad girls latinas
qui faisaient la mou, plutot que l'amour.
Vous en voulez la preuve ?

AliensVasquez.jpg
Chacon2.jpg
De toute façon, il a toujours aimé les femmes
fortes au cinéma, avec une dose de masculinité
et de posing de félin sexuel :

Hamilton-T2.jpg
jessica_alba-dark-angel.jpg
sarah-connor.jpg
Neytiri.jpg
Proche des grands des effets spéciaux, les créatures
de ses films sont inoubliables, et les combats attendus
dans les scènes "à faire" nous rassurent toujours :

Mech-avatar.jpg
Aliens-queen.jpg
bestiole-avatar.jpg
Mech-aliens-queen.jpg
Mech-avatar-creature.jpg
Des plans qui nous poussent toujours à plonger avec lui
et avec ses protagonistes dans le feu d'une action
continue, ou d'une belle tension dramatique :

rose-saut.jpg
saut-true-lies.jpg
missile-true-lies.jpg
L'univers de James Cameron, c'est ça :
 des robots du futur qui regardent des créatures
du ciel en les défiant, dans un territoire à
découvrir étalonné au bleu...

chambre-connor.jpg
Où des gens nous regardent, nous spectateurs,
et choisissent avec nous la voie de la rédemption
ou du chaos destructeur :

yeux-T2.jpg
yeux-marine-avatar.jpg
Des gens qui ne sont pas des hauts gradés...
 juste de petits caporaux qui ont pourtant la tête
sur les épaules. Des soldats qui savent que les scientifiques
jouent à Dieu, et que les officiers paranoiaques
pullulent chez les militaires :

jack-bleu.jpg
colonel-avatar.jpg
Bref, des caporaux qui doutent et qui survivent...

Hicks.jpg
Quoi dire d'autre ?
Je vais peut passer la parole
à James Cameron lui même
afin de conclure cet exercice
d'analyse croisée...

JC : "Je vous ai bien tous niqué..."

----------

Je vais basculer en mode subjectif pour une fois
et donner mon sentiment sur ce film : je
l'ai aimé, il m'a laissé de bons souvenirs,
il m'a fait voyager et oublier un temps
ma déformation professionnelle.

------

Pour moi, Avatar, c'est juste un Abyss réussi...


Une femme forte qui tient tête à sa "famille"
et aux gros bras des SEAL + industriels

Mastrantonio.jpg
Des gens qui vont s'unir pour lutter
contre une menace militaire et
apprendre à connaître une autre race :

ensemble-abyss.jpg

The_Abyss_560x330.jpg
Un voyage quasi psychédélique
aux limites de la compréhension humaine :

abyss.jpg
vol-sous-marin-abyss.jpg
Des récits de morts et de résurrection
en petite série autour des personnages :

elizabeth-scaphandre-lumiere-abyss.jpg
Et deux ames soeurs qui se retrouvent
et "se voient" enfin :

couple-abyss.jpg
love-you-abyss.jpg
---------------

Et vous ?
Comment avez vous vu Avatar ?







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Samedi 9 janvier 6 09 /01 /Jan 18:16

Dans peu de temps, l'adaptation cinématographique
d'une des séries les plus foireuses verra enfin le
jour après plus de vingt ans d'attente...

Oui, 2010 sera l'année de l'Agence tous risques
ou ne sera pas, hehehe. Pour preuve ce récent
trailer du film réalisé par John Carnahan, à
qui on devait Narc et Ticker et qui travaille
déjà sur l'adptation du White Jazz de Ellroy...

-----------

Une série à l'orgine diffusée de 1983 à 1987 et créée par
les très bons Lupo et Cannell, avec une musique de
l'incontournable Mike Post pour l'époque. Cette période
justement où l'on utilisait de plus en plus de marginaux
ou des personnages rejetés par la société, y compris
ces vétérans du Vietnam qui allaient fleurir
par ailleurs au cinéma.


Le principe de la série : la défense de la veuve et de
l'orphelin par une unité commando qui a fini par être
déférée devant un tribunal militaire. L'équipe s'évade
et tente de survivre comme des mercenaires urbains,
toujours recherchés parle gouvernement... tout ceci
avec le minimum de victimes malgré les explosions et
l'usage d'armes de guerre (syndrome Mac Gyver).


http://www.reelmovienews.com/files/the-a-team-photo.jpg
La modernisation de ce programme culte télévisuel
par les producteurs de film américains (version 2010)
avec des vétérans de la guerre en Afghanistan :


http://1.bp.blogspot.com/_7ZzvwdzWhGg/SuKcZYzvsvI/AAAAAAAAADY/m0rBBDJcfzU/s400/A-team+Official+Picture.jpg
Avec le trailer qui va avec et la gueule de Liam Neeson
remplaçant George Peppard dans le rôle du très
bon personnage qu'était Hannibal Smith...



------

Parce que nous, tous autant que nous sommes,
nous aimons par dessus tout "qu'un plan se
déroule sans accroc..."




Par Dobbs - Publié dans : CHRONIQUES CINE/TV
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